Viamenta

LYCOS
hébergement
de sites

Accueil

Voyance live
Boutique ésotérique
 
Textes
ésotériques
Divination
et Astrologie
Tarot
Talismans
et Pentacles
Dictionnaire
occulte
Commande
Affiliation
Partenaires
Recherche
assistée
Courriel
Plan du site

DICTIONNAIRE DES SCIENCES OCCULTES

ADAM

 Le premier homme. Sa chute devant les suggestions de Satan est un dogme de la religion chrétienne.
Les Orientaux font d'Adam un géant démesuré, haut d'une lieue ; ils en font aussi un magicien, un cabaliste ; les rabbins en font de plus un alchimiste et un écrivain. On a supposé un testament de lui ; et enfin les musulmans regrettent toujours dix traités merveilleux que Dieu lui avait dictés. Il avait aussi inventé l'alphabet.
Voy. ABRAHAM.


Légendes d'Adam, chez les Orientaux

Selon les traditions des Arabes, Dieu, voulant créer l'homme, chargea l'ange Gabriel de prendre une poignée de chacun des sept lits de la terre. La terre effrayée représenta que Dieu avait tort de faire l'homme, parce qu'un jour il se révolterait contre son créateur. Gabriel fit part à Dieu de cette observation ; mais le Seigneur n'en tint compte, et il enjoignit à Michel d'exécuter sa volonté. La terre se plaignit derechef et dit que, si on faisait l'homme, elle serait maudite à cause de lui. Michel fut touché de compassion ; Dieu, voyant cela, chargea de ses ordres le terrible Azraël, qui, sans écouter les plaintes de la terre, arracha violemment de son sein les sept poignées que Dieu demandait et les porta dans l'Arabie, où devait se consommer le grand œuvre de la création de l'homme. Dieu fut si satisfait de la prompte et sévère obéissance d'Azraël, qu'il lui donna la charge de séparer les âmes. C'est pour cela qu'il est appelé l'ange de la mort.
Cependant Dieu avait pétri cette terre, dont il fit une figure de sa propre main ; il la laissa sécher, et les anges se plaisaient à considérer cette figure. Éblis — ou Lucifer, ou Satan — ne se contenta pas de la regarder, il la frappa sur le ventre, et voyant qu'il était creux, il fit son calcul, et se dit en lui-même : « Cette créature, formée vide, aura besoin de se remplir souvent, et sera par conséquent sujette à beaucoup de tentations. »
Alors il demanda aux autres anges ce qu'ils feraient, si Dieu voulait les assujettir en quelques choses à ce souverain qu'il allait donner à la terre. Tous répondirent qu'ils obéiraient. Éblis parut du même sentiment ; mais il résolut de n'en rien faire.
Le corps du premier homme étant donc formé, Dieu l'anima d'une âme intelligente, et lui donna des habits merveilleux. Ensuite il ordonna aux anges de s'incliner devant lui ; ce qu'ils firent, à l'exception d'Éblis, que sa désobéissance fit chasser du paradis, et dont la place fut donnée à Adam. Mais on lui avait défendu de manger du fruit d'un certain arbre ; Éblis s'associa avec le paon et le serpent, et fit tant, par ses discours artificieux, qu'Adam désobéit. Du moment qu'il eut mangé du fruit défendu, ses habits merveilleux tombèrent à ses pieds, et la vue de sa nudité le couvrit de honte. Il ne tarda pas à recevoir la sentence qui, le précipitant du paradis, le condamnait au travail et à la mort. Dans sa chute du ciel, il tomba sur la montagne de Sérendib, en l'île de Ceylan, où se voit encore aujourd'hui la montagne appelée le Pic-d'Adam. Ève, sa femme, qui avait péché avec lui, tomba près de l'endroit où fut depuis bâtie la ville de la Mecque. Éblis arriva comme elle en Arabie ; le paon avait été jeté dans l'Indoustan, et le serpent dans la Perse. L'état de misère et de solitude où se trouva réduit le malheureux Adam lui fit sentir sa faute ; il implora la clémence de son Créateur et Dieu fit descendre du ciel un pavillon, qui fut placé juste dans l'endroit où, depuis, Abraham bâtit la Caaba — sainte maison de la Mecque. Gabriel lui enseigna les cérémonies qu'il devait pratiquer autour de ce sanctuaire pour obtenir son pardon, et le conduisit ensuite à la montagne d'Arafat, où il retrouva Ève après trois cents ans de séparation. On montre encore, à une lieue de la Mecque, une petite colline sur le sommet de laquelle les Musulmans croient qu'Ève était assise lorsqu'Adam la retrouva.
D'autres légendes de l'Orient disent que Dieu forma le corps d'Adam et le plaça d'abord dans l'Éden. Son âme, qu'il avait créée plusieurs siècles auparavant, eut ordre d'aller l'animer. Elle représenta à Dieu combien cette masse périssable était peu digne de l'élévation de son être. Dieu qui ne voulait pas, en cette occasion, employer la violence, ordonna à son fidèle ministre Gabriel de prendre son flageolet et d'en jouer un air ou deux auprès du corps d'Adam. Au son de cet instrument, l'âme parut oublier ses antipathies ; elle se prit à tourner en cadence autour du corps, et enfin, dans un moment de délire, elle y entra par les pieds qui se mirent aussitôt en mouvement. Dès lors il ne lui fut plus permis de quitter sa nouvelle habitation sans un ordre exprès de l'Éternel.
Les talmudistes rendent compte de la manière dont furent employées les douze heures du jour où Adam fut créé. À la première heure, disent-ils, Dieu assembla la poudre dont il devait le composer ; et il en fit un embryon. À la deuxième heure, Adam se tint sur ses pieds. À la quatrième, Dieu l'appela et lui dit de donner aux animaux les noms qu'ils devaient porter. Quand il eut fait cela, Dieu lui demanda : « Et moi, comment m'appelleras-tu ? » Adam répondit : « Jéhovah » — c'est toi qui es. La septième heure fut occupée par le mariage d'Adam avec Ève, que Dieu lui amena après l'avoir frisée. À la dixième heure, Adam désobéit. Il fut jugé à la onzième et condamné à sortir d'Éden. Enfin ; à la douzième, il sentait déjà la peine et les sueurs du travail...
Dieu, ajoutent les rabbins, avait fait Adam si grand, que sa tête touchait le ciel. Ils assurent que l'arbre de vie, planté dans le paradis terrestre, était si gros, qu'il aurait fallu cinq cents ans à un bon piéton pour en faire le tour, et que la taille d'Adam était proportionnée à la grosseur de cet arbre. Les anges étonnés murmurèrent et dirent au Seigneur, qu'il y avait deux souverains, l'un au ciel, l'autre sur la terre. Alors Dieu appuya sa main sur la tête d'Adam et le réduisit à la hauteur de mille coudées — cinq cents mètres.
Il y a encore chez les juifs beaucoup de traditions, variées dans leurs merveilles. Ainsi quelques rabbins disent que Dieu d'abord avait fait Adam double, et qu'il sépara les deux corps d'un coup de hache.
Tous les peuples de l'Orient entourent l'histoire d'Adam de fables différentes. Les persans content que Dieu le plaça dans le quatrième ciel, lui permettant d'en manger tous les fruits excepté le froment, qui ne pouvait se digérer par les pores. Adam et Ève, séduits par le diable, en mangèrent pourtant ; et avant qu'ils n'infectassent le paradis, l'ange Gabriel vint les mettre dehors.
Les habitants de Madagascar exposent le fait plus rudement encore. Adam mangea, disent-ils, ce qui lui était défendu. On reconnut son crime, aux suites nécessaires. Le diable qui l'avait séduit courut l'accuser et Dieu le chassa. Sans doute il n'était pas marié encore, car ils ajoutent que, quelque temps après, il lui vint à la jambe une tumeur d'où il tira une femme qu'il épousa.
Les Espagnols de l'Amérique méridionale croient que la banane, certain fruit de ce pays, dont les fibres représentent une croix, est le fruit défendu, dans lequel Adam découvrit le mystère de la Rédemption... Les habitants de l'île Saint-Vincent pensent que le fruit fatal est le tabac...
Après son péché, Adam fut chassé du paradis terrestre. Les rabbins cabalistes ajoutent qu'il fut jeté dans les enfers d'où il ne se tira qu'au moyen du très-saint mot Laverererareri, qu'il savait prononcer convenablement... On dit encore que pour faire pénitence, il se plongea jusqu'au nez dans le fleuve Gehon, macérant son corps à coups de fouets, avec si peu de ménagement que lorsqu'il sortit de là, sa peau était percée comme un crible. Il vécut cent trente ans ainsi dans l'expiation. À sa mort, il se vit entouré de ses enfants, qui étaient au nombre de quinze mille, sans compter les femmes.
On dit encore qu'Adam, pendant quelque temps, adora la lune ; que les anges l'instruisirent ; qu'il écrivit un commentaire sur les noms des animaux ; qu'il prophétisa ; qu'il fut astrologue ; qu'il prédit le déluge par l'inspection des astres ; qu'il connaissait naturellement toutes les sciences ; qu'il avait un pouvoir magique sur toutes les créatures ; qu'il eut une apocalypse ; qu'il composa des psaumes : ils ont été imprimés dans quelques talmuds. On lui attribue aussi un livre de cabale intitulé Sepher-Raziel. Les juifs disent que ce livre lui fut donné par l'ange Raphaël ; le livre de Jetzirah passe même pour être de lui ; il écrivit, disent les adeptes, sur l'alchimie.
D'autres assurent que l'ange Raziel fut le précepteur d'Adam, qu'il lui donna dans un livre la connaissance de tous les secrets de la nature, la puissance de converser avec le soleil et la lune, de guérir les maladies, d'exciter des tremblements de terre, de commander aux puissances de l'air, d'interpréter les songes et de prédire tous les évènements. Ce livre passa dans la suite entre les mains de Salomon ; c'est là qu'il apprit la manière de composer le fameux talisman de son anneau, avec lequel il opéra dans tout l'Orient des choses étonnantes...
Parmi les troubadours et les poètes du Moyen-Âge, plusieurs, infectés de la grossièreté des vaudois et des albigeois qui ramenaient si vite l'humanité à l'état sauvage, si l'Église romaine n'eût sauvé alors, comme toujours, la civilisation menacée, traitaient fort mal et fort lâchement les femmes ; et si nous citons à ce propos la satyre assez plate de Pierre-de-Saint-Cloud, dans son début du poème du Renard, c'est qu'elle s'étaye d'une légende d'Adam.
Lorsqu'Adam, dit le poète, fut chassé du paradis terrestre, Dieu, par pitié, lui donna une baguette merveilleuse, qui était douée de telle vertu que toutes les fois qu'il aurait besoin d'un animal quelconque, il lui suffirait, pour le voir paraître à l'instant même, de frapper la mer avec sa baguette. Adam l'ayant frappée, vit sortir aussitôt une brebis. Ève voulut à son tour essayer l'instrument ; mais sous sa main un loup s'élança, qui saisit la brebis et l'emporta dans les bois. Notre première mère pleurait son malheur, quand Adam reprit la baguette et fit naître un chien, qui courut après le loup, lui enleva la brebis et la rapporta.
Il en fut de même des autres animaux, tous ceux qui durent leur naissance à Ève furent sauvages et malfaisants — le renard entre autres — et ils se retirèrent dans le bois avec le loup. Ceux que produisit Adam restèrent tous auprès de lui et devinrent domestiques.

 Aa-Al  Am-Ar  As-Az  Ba-Be  Bi-Bo  Br-By  Caa-Caz  Ce-Chi  Cho-Cot  Cou-Cy  Da-Dy  Ea-Ez  Fa-Fu  Ga-Go  Gr-Gy  Ha-Hy  Ia-Iw  Ja-Ju  K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
 alchimie  anges  astrologie  démons Aa-En  démons Ep-Je  divination Ac-Cl
 divination Co-Jo  histoires de démons  légendes Al-Ez  légendes Fa-Je  magie Aa-Du
 magie Ec-Ju  morts-revenants  panthéisme  possessions  religion Ab-Bu  religion Ca-Ez
 religion Fa-Ju  sorcellerie Ab-Bu  sorcellerie Ca-Fr  sorcellerie Ga-Ju
Ce site a été sélectionné par Portail2.com Poupees-Dolls, au pays de la poupee Viamenta-Music, MP3 A Paris et ailleurs, photoblog Annuaire et Service Enfin Toi, rencontres conviviales et serieuses

© copyright Viamenta © 2003 – 2006 © tous droits réservés ©
marque déposée à l'INPI sous le n° 06/3409607
déclaration CNIL n° 1153484
hébergement Futie.fr