BASILE VALENTIN
Alchimiste, qui est pour les allemands ce que Nicolas Flamel est pour nous. Sa vie
est mêlée de fables qui ont fait croire à quelques-uns qu'il n'a jamais existé. On le fait
vivre au douzième, au treizième, au quatorzième et au quinzième siècle ; on ajoute même,
sans la moindre preuve, qu'il était bénédictin à Erfurt. C'est lui qui, dans ses expériences
chimiques, découvrit l'antimoine, qui dut son nom à cette circonstance que, des pourceaux
s'étant prodigieusement engraissés pour avoir avalé ce résidu de métal, Basile en fit
prendre à des religieux, qui en moururent.
On compte que, longtemps après la mort de Basile Valentin, une des colonnes de la cathédrale
d'Erfurt s'ouvrit comme par miracle et qu'on y trouva ses livres sur l'alchimie.
Les ouvrages de Basile, ou du moins ceux qui portent son nom, écrits en haut allemand, ont
été traduits en latin et quelques-uns du latin en français. Les adeptes recherchent de lui
l'Azoth, les Douze Clefs de la philosophie de frère Basile Valentin, traitant de la vraie
médecine métallique, à la suite de la traduction de l'Azoth, in-12°, 1660 ; in-8°, 1669 ;
l'Apocalypse chimique ; la Révélation des mystères des teintures essentielles des sept
métaux et de leurs vertus médicinales, in-4°, Paris, 1646 ; du Microcosme, du grand mystère
du monde et de la médecine de l'homme ; Traité chimico-philosophique des choses naturelles
et surnaturelles des minéraux et des métaux ; Haliographie, de la préparation, de l'usage
et des vertus de tous les sels minéraux, animaux et végétaux, recueillis par Antoine
Solmincius, dans les manuscrits de Basile Valentin, etc. La plupart de ces ouvrages ont fait
faire des pas à la chimie utile.