CHASSE
Secrets merveilleux pour la chasse.
Mêlez le sucre de jusquiame avec le sang et la peau d'un jeune lièvre ; cette composition
attirera tous les lièvres des environs.
Pendez le gui de chêne avec une aile d'hirondelle à un arbre ; tous les oiseaux
s'y rassembleront de deux lieues et demie. On dit aussi qu'un crâne d'homme, caché
dans un colombier y attire tous les pigeons d'alentour.
Faites tremper une graine, celle que vous voudrez, dans la lie de vin, puis jetez-la
aux oiseaux ; ceux qui en tâteront s'enivreront et se laisseront prendre à la main.
Et le Petit Albert ajoute :
Ayez un hibou que vous attacherez à un arbre : allumez tout près un gros flambeau, faites
du bruit avec un tambour ; tous les oiseaux viendront en foule pour faire la guerre au hibou
et on en tuera autant qu'on voudra avec du menu plomb.
Voyez aussi ARTHUR.
Les chasseurs des monts Ourals sont superstitieux, comme tous les chasseurs. Ainsi un chasseur
de ces sauvages contrées ne cherchera tout le jour les écureuils qu'au haut des sapins rouges,
si le premier qu'il a tué le matin s'est trouvé sur un arbre de cette espèce ; et il est
fermement convaincu qu'il en chercherait en vain ailleurs. Il ne porte ses regards,
pendant toute la journée, que sur les arbres de la nature de celui qui lui a offert son premier
gibier.
En 1832, on vit à Francfort, aux premiers jours du printemps, un chasseur surnaturel qui est
supposé habiter les ruines du vieux château gothique de Rodenstein. Il traversa les airs
dans la nuit, avec grand fracas de meutes, de cors de chasse, de roulements de voitures,
ce qui infailliblement annonce la guerre selon le préjugé du peuple.