FRANC-MAÇONNERIE - III
Légende de la franc-maçonnerie
III. Digression historique.
L'histoire de la franc-maçonnerie symbolique, quoiqu'elle ne date que de cent
vingt ans, est à peu près impossible à faire. On en aperçoit quelques sommets obscurs,
comme ces chaînes de montagnes que la mer n'interrompt pas, mais qu'elle recouvre.
Nous empruntons cette comparaison au petit essai de M. Edmond Leclerc
sur la franc-maçonnerie. Ajoutons avec lui qu'il faut, en attendant mieux, se borner
à signaler quelques faits, que les vénérables ont laissé surprendre. L'auteur allemand
d'Herman d'Unna, malgré ses recherches, n'a recueilli pareillement sur les francs-juges
que des documents continuellement brisés ; et il n'a pu nous montrer que la superficie
de cet autre Ordre mystérieux, qui du moins ne s'est pas élevé contre l'Église.
Nous chercherons seulement à présenter ici quelques notes sur les personnages éminents
que les francs-maçons, au dernier siècle, ont reconnus pour leurs chefs. Des princes
y furent admis. C'était une habileté propre à donner de la splendeur à la secte.
Mais en général, grands-maîtres pour l'honneur — si l'honneur a jamais pu être là —
ils étaient menés par des mains invisibles.
L'empereur François Ier dut à son initiation de grandes fautes et de grands revers ;
Frédéric II s'en moqua, comme il se moquait de tout ; les autres potentats n'y
trouvèrent rien de ce qu'on leur avait promis.
Lord Montague, le fondateur de la maçonnerie symbolique, était un fou, qui pour
surcroît n'avait que folies autour de lui. Sa femme était cette illustre aventurière
qui visita le harem du sultan Achmet, publia des lettres prétentieuses et nous rapporta
par hasard l'inoculation. Dominée par l'orgueil, étrangère à toute sensibilité,
on ne la vit jamais contente d'elle-même, ni de sa position. M. Fiévée a retracé d'elle
ce portrait exact :
À seize ans, dit-il, elle regrette de n'être pas homme ; à trente, elle demande déjà
dix années de moins ; mère de famille, elle fait l'éloge du célibat. La toilette
des françaises lui paraît ridicule ; et tant qu'elle a l'espoir de plaire, elle tire
ses modes de France. À soixante-huit ans, il y avait déjà onze ans qu'elle n'avait osé
se regarder dans un miroir ; et lorsqu'on venait lui rendre visite, elle recevait
en domino et en masque.
Cette femme donna à lord Montague un fils, fameux aussi par la bizarrerie
de ses aventures. Perdu à cinq ans, on le retrouva parmi les ramoneurs ; et ce fut afin
de perpétuer la joie causée par son retour, que ses parents fondèrent une rente
pour que les ramoneurs de Londres eussent tous les ans un bon dîner dans les jardins
de l'hôtel Montague. Ce dîner se fait encore le 1er mai ; chaque convive reçoit,
outre le petit repas, un schelling et la singulière permission d'emporter son couvert,
qui n'est pas d'argent. Rentré chez ses parents, le jeune Edouard Wortley Montague
fut mis à l'école de Westminster. Au bout de quelques années, il s'échappa encore.
On le retrouva vendant du poisson sur le port de Blackwall. Il se laissa reconduire
à regret dans sa famille, s'enfuit de nouveau — il avait alors dix ans — s'engagea
comme mousse, se sauva du navire à Oporto, se mit au service d'un vigneron. Reconduit
derechef, il commit d'autres extravagances qui ne peuvent tenir place dans ces notes,
fit tous les métiers, professa toutes les religions, parcourut tous les pays du monde
et mourut sous le turban à Venise, étranglé par un os de perdrix.
Le père de ce fou, l'époux de lady Montague, seul chez lui, car en même temps
que son fils disparaissait, sa femme faisait de petites absences de vingt-deux ans,
imagina pour se désennuyer les formules de l'Ordre maçonnique, qu'il institua en 1721
et que ses dîners consolidèrent.
Tel est le chef des francs-maçons mystérieux. Il avait succédé au poste de Christophe
Wren, grand-maître des francs-maçons réels, de la manière usitée en Angleterre
où l'aristocratie envahit tout, où l'on voit lord Wellington occuper le poste honorable
de quelque vieux savant, sous le titre de chancelier de l'université de Cambridge.
À l'ombre de sa dignité, lord Montague, peu disposé à construire des édifices,
bâtissait, ainsi qu'on l'a dit, des systèmes. Son plan de philosophie n'était pas très
spiritualiste ; il ne se proposait que la glorification du matérialisme, en plaçant
toutes les religions à la même table sous le niveau. Sa fraternité se jurait le verre
à la main.
Il n'avait d'abord institué que trois degrés, qui sont toujours la base de l'Ordre :
les aspirants ou apprentis, sur lesquels on prenait des informations ; les novices
ou compagnons, que l'on soumettait à des épreuves ; les convives ou maîtres,
qui étaient initiés aux plans et aux secrets. Tout cela se perfectionna ensuite.
Si lord Montague était une tête timbrée, un fou moitié turc, moitié bœufs, et le reste
anglais, comme on a dit, lord Derwent-Waters, qui vient après lui, n'était du moins
qu'un homme faible ; et les malheurs de ses jeunes années excusent cette faiblesse.
Son père, dévoué à la cause du prétendant, fut fait prisonnier à Preston, condamné
à mort par George Ier, exécuté le 6 mars 1716, sur l'esplanade de la Tour de Londres.
Le comte de Derwent-Waters, dit Smollet, était un homme doué des plus belles qualités.
Sa funeste destinée tira des larmes de tous les spectateurs et fut très préjudiciable
au pays où il vivait ; il était catholique et il faisait subsister par ses bienfaits
une foule de malheureux. En allant à la mort, il fit monter son fils sur l'échafaud ;
il lui dit :
« Sois couvert de mon sang et apprends à mourir pour ton roi. »
Le shérif lui ayant demandé s'il voulait faire un discours, il répondit
qu'il n'était pas venu là pour haranguer mais pour mourir et qu'il se bornait
à protester hautement de son attachement à la religion catholique et à la cause
de Jacques III. Après quoi il tendit la tête au bourreau.
L'enfant, qui n'avait que quinze ans, fut emporté évanoui de l'échafaud. Il conserva
de cette scène un abattement et une timidité qui le fit tomber dans plus d'un piège.
Six ans après, ses amis, sachant qu'il ne songeait dans son cœur qu'à la cause
pour laquelle son père lui avait recommandé de mourir, lui persuadèrent qu'il trouverait
dans l'Ordre mystérieux fondé par lord Montague, les moyens de relever les espérances
des Stuarts. On le présenta à lord Montague. Un certain intérêt s'attachait à ce jeune
homme. C'était un prosélyte important, dans une opinion qu'il était bon de mettre aussi
sous le niveau. On le reçut sans effaroucher sa conscience ; d'ailleurs, rien alors
n'interdisait encore la franc-maçonnerie aux catholiques. Le Saint-Siège, qui ne fait
rien légèrement, ne connaissait pas encore le but des maçons. Dès qu'il se vit initié,
Derwent-Waters passa en France, où il savait que les Stuarts avaient des amis.
La bizarre institution de lord Montague commençait à faire grand bruit à Paris.
Le jeune anglais n'eut pas de peine à former une loge qui, dans le principe, se réunit
rue des Boucheries-Saint-Honoré et comme de juste chez un traiteur.
On ne parla bientôt plus que de cette assemblée secrète, où l'on n'admettait que
quelques élus, où l'on employait un langage obscur, où l'on se faisait reconnaître
par des signes singuliers, où l'on pratiquait, disait-on, de terribles cérémonies.
Car l'Ordre, à sa naissance, exigeait un grand déploiement de courage physique,
dans des épreuves matérielles que lord Montague et ses amis avaient inventées,
et dont la mèche n'est pas découverte encore.
Dans l'opulence du choix, on ne reçut d'abord à Paris que les grands seigneurs.
À la vue de cet ordre, dont tous les membres étaient liés par des serments terribles,
dont les secrets ne pouvaient être trahis impunément, dont les affidés s'entendaient
au loin par des mots de convention et des signes aussi incompréhensibles
pour les étrangers que le langage des télégraphes, des ambitieux sentirent qu'il y avait
dans la franc-maçonnerie un levier puissant. La loge de Paris, sous prétexte de simples
festins, s'organisa ténébreusement ; bientôt Derwent-Waters lui-même ne fut plus initié
à tous les secrets et reconnut qu'on ne s'occuperait pas là de sa cause. On attira
le duc d'Antin, qui se fit recevoir. C'était un personnage éminent, que deux petites
anecdotes feront connaître.
On citait le duc d'Antin comme un des plus habiles courtisans de Louis XIV.
Le monarque, un soir, alla coucher à Petit-Bourg ; il y critiqua une allée d'arbres
qui cachait la vue de la rivière et fut surpris de ne plus la voir le lendemain matin.
Le duc d'Antin l'avait fait disparaître pendant la nuit ; et il dit au roi,
qui témoignait son étonnement :
« Les arbres n'y sont plus, parce que Votre Majesté les a condamnés. »
Il était intendant des bâtiments de la couronne.
Il fit plus à Fontainebleau. Sachant qu'un certain petit bois déplaisait à Louis XIV,
il en fit scier tous les arbres et posta derrière des hommes prêts au premier signal
à tirer les cordes qui devaient les abattre. Le roi, allant se promener de ce côté-là,
suivi de toute sa cour, ne manqua pas de répéter que le bois ne lui plaisait point.
« Il disparaïtra, dit le duc d'Antin, aussitôt que Votre Majesté l'aura ordonné.
— Vraiment, repondit Louis XIV, le plus tôt sera le mieux. »
Au même instant part un coup de sifflet et la forêt tombe comme par enchantement.
C'est alors que la duchesse de Bourgogne s'écria émerveillée :
« Ah ! mesdames, si le roi avait demandé nos têtes, M. d'Antin les eût fait tomber
de même. »
Le grand courtisan avait conservé, auprès de Louis XV, l'art particulier non de dire,
mais de faire des choses flatteuses. Éh bien ! Chose surprenante ! Louis XV,
à qui la franc-maçonnerie donnait de l'ombrage, échoua, contre toute attente,
dans la demande qu'il fit au duc d'Antin de ne plus fréquenter la loge.
Il était lié ; sans doute déjà on lui avait inculqué cette règle des initiations
égyptiennes, qu'une fois engagé dans les sentiers de l'Ordre, il n'est plus permis
de se retourner.
Le duc d'Antin avait soixante ans. On le fit grand-maître de France.
On ne voit plus du tout, dans les premières lignes, lord Derwent-Waters, qui voyageait
sans doute, agent désormais exploité ; il fondait un temple dans l'Artois ;
des loges s'ouvraient partout, avec une activité incroyable. Il y en eut rapidement
dans tous les États de l'Europe.
Mais quoique leurs menées fussent bien secrètes, ils ne purent dissimuler entièrement
leur but. Par la bulle in Eminenti, lancée le 23 avril 1537, le pape Clément XII
condamna la franc-maçonnerie. La bulle Providas, de Benoît XIV — 18 mars 1751 —
confirma cet anathème. Ces mesures produisirent quelque effet. En France, toutefois,
les maçons qui conservaient quelques dehors religieux se retranchèrent derrière
le gallicanisme et plusieurs allèrent leur train.
Le duc d'Antin étant mort en 1736, la grande-maîtrise fut donnée à un prince du sang,
le comte de Clermont.
Louis de Bourbon-Condé, comte de Clermont, n'avait guère que trente ans ; c'était
une de ces têtes qui ont besoin de mouvement et de nouveautés. Il avait été tonsuré
pour les ordres ; il obtint des dispenses et entra dans la carrière militaire.
Voyant qu'il y produisait peu de bruit, il voulut se faire recevoir membre
de l'Académie française. Ce fut tout un bouleversement dont il triompha. Devenu
académicien, il fut accablé d'épigrammes, parmi lesquelles nous ne citerons
que celle-ci :
Trente-neuf unis à zéro,
Si j'entends bien mon numéro,
N'ont jamais pu faire quarante ;
D'où je conclus, troupe savante,
Qu'ayant à vos côtés admis Clermont,
cette masse pesante,
Ce digne cousin de Louis,
La place est encore vacante.
Cette épigramme est du poète Roy, de qui elle causa la mort ; les gens du comte
de Clermont le bâtonnèrent tellement qu'il expira peu de jours après...
Le prince pourtant supporta d'autres crudités. Lorsqu'il battait en retraite après
la journée de Crevelt, il demanda, en entrant a Nuytz, s'il avait paru des fuyards.
Une bonne femme lui répondit :
« Monseigneur, vous êtes le premier. »
Voilà l'homme de poids que les maçons de France mirent à leur tête en 1743.
Disons pourtant que le comte de Clermont qui avait aussi de bonnes qualités, qui pleura
ses fautes et ses égarements, qui termina sa vie dans les bonnes œuvres
et dans d'immenses aumônes, ne voulut rester qu'un an grand-maître des francs-maçons.
Il fut remplacé par le banquier Baure, qui prit la chose sur une autre face et en fit
une affaire d'argent.
Ce fut Baure qui imagina tous les grades honorifiques, chevaliers du Soleil, chevaliers
Kadosch, chevaliers d'Asie, frères du poignard, templiers, frères du royal secret,
Roses-Croix, etc. Il vendit ces dignités aux amateurs, trafiqua de tout et s'enrichit
au moyen de la fraternité.
Les gros bonnets de l'Ordre l'arrêtèrent dans cette voie ; en 1746 ils le remplacèrent
dans sa qualité de substitut du grand-maître ; leur choix tomba sur un maître de danse,
nommé Lacorne, qui sans doute avait donné des gages à l'Ordre.
Celui-ci convertit la loge en salle de bals pour les initiés, fit sauter les frères et,
voulant amener les dames à ses fêtes, inventa les loges d'adoption. La duchesse
de Bourbon fut la première grand-maîtresse de ces loges de femmes, où l'on eut
de petits signes, de petits mots d'argot, de petites truelles, de petits tabliers,
de petits maillets, mais où l'on ne sut de l'Ordre que les enfantillages et les petits
mystères sans conséquence.
Pendant que ces joyeusetés se faisaient à Paris, le prétendant Charles-Édouard Stuart,
se figurant que la loge d'Arras lui avait rendu des services, ou qu'elle pouvait
lui en rendre, donna à cette loge le diplôme honorifique et splendide de Chapitre
primordial, sous le nom de Loge d'Écosse-Jacobite ; il confia la direction
de cette loge à deux avocats d'Arras, M. Lagneau et M. Robespierre, oncle
de la terrible célébrité de 1793. Ceux-là se hâtèrent de constituer la maçonnerie
dans les Pays-Bas.
On sait les tristes aventures de Charles-Édouard Stuart, à qui sa loge
d'Écosse-Jacobite ne rendit pas le moindre service et que peut-être elle perdit,
en faisant répandre à Londres, sous prétexte de lui gagner des partisans, le bruit
injurieux qu'il avait abjuré la religion catholique, ce qui était faux.
La grande loge de Paris, que l'on commençait à appeler le Grand-Orient, préparait
dès lors, au milieu des bals et des fêtes, un hardi coup d'État. Helvétius, Voltaire,
Diderot, d'Argens, Holbach, Boulanger, Dalembert, tous les philosophes
et encyclopédistes, s'étaient affiliés à la maçonnerie ; et l'esprit
de cette institution n'était plus douteux pour personne. Les jésuites, devant qui
les bulles des souverains pontifes étaient choses sérieuses, se croyaient tenus
par leur devoir à combattre un ordre si dangereux pour l'Église. Ils en découvraient
si précisément les intentions et la marche, ils en démasquaient si nettement
les iniquités, que le Grand-Orient s'en troubla, prévoyant une lutte où l'une des deux
armées devait tomber.
Le parti fut bientôt pris et les batteries dressées. Les maçons se renforcèrent
d'une grande troupe d'avocats, gens très propres en France à la guerre d'intrigue.
On accusa les jésuites de domination, que ceux-ci pouvaient reprocher à l'Ordre ;
les plans de bouleversements qui murissaient dans la loge leur furent rondement
attribués. On mit en cause les petites difficultés ridicules que l'on est convenu
d'appeler libertés de l'église gallicane : on attira dans l'ordre les philosophes
du parlement, le corps de la chicane qui n'a jamais aimé l'esprit conciliant
de l'Église romaine et enfin les jansénistes, que les bulles des papes irritaient
toujours.
La campagne fut si habilement conduite, que les jésuites furent supprimés ;
et le Grand-Orient triompha.
Les francs-maçons, dans leur gloire, élurent pour grand-maitre un autre prince du sang,
le duc de Chartres qui, plus tard, devenu duc d'Orléans, en dépit des arrestations,
des menaces, de la crainte du poignard et des terreurs de toute espèce, se leva
en pleine Convention et renia publiquement la franc-maçonnerie.
Un regard de Robespierre, son collègue à l'assemblée, son frère à la loge, lui fit
comprendre ce qui l'attendait. Le prince était perdu. Il alla le 6 novembre 1793
à l'échafaud. Sa mort expia les égarements qu'on lui reproche, car elle fut toute
chrétienne.
Maximilien Robespierre avait hérité, de son oncle d'Arras, le secret et le pouvoir
dans l'Ordre maçonnique. Ce ne fut que quand cet homme, qui dirigeait tout
par des ressorts incompris, tomba lui-même, que la franc-maçonnerie ferma
ses temples.
Voilà, sur l'Ordre mystérieux dont nous nous occupons, des aperçus et des faits
rapidement indiqués à vos méditations. Les gouvernements, fussent-ils despotiques
comme celui de Napoléon, ne peuvent pas maîtriser une institution qui échappe à tout.
On ne peut lui opposer que la religion.
Et si vous repoussez la religion, vous serez comme cette peuplade de l'Orient qui,
dans une sorte d'illuminisme, trouvant sa vue insuffisante, se creva les yeux et fut
dévorée par les chacals.
En fait de religion, n'oubliez pas, lecteurs, qui que vous soyez, qu'il n'y en a qu'une.
Si vous penchez pour les néo-chrétiens, permettez-moi de les comparer à ces gens
qui vous disent :
« Il y a assez longtemps qu'on fait du pain avec le grain, faisons-en
avec la paille. »
Si vous n'avez pas trop de honte des philosophes, rappelez-vous le mot de Napoléon,
en quittant un philosophe illustre de son époque :
« En vérité, il faut avec ces gens-là avoir les mains dans ses poches. »
Ajoutons une parole illustre sur les francs-maçons ; c'est aussi de l'histoire.
Lorsque la France repoussa les jésuites, le grand Frédéric, dans son langage
de philosophe, se mit à dire :
« Les Français renvoient les renards ; mais ils gardent les loups ; et ils en seront
dévorés. »
Le vénérable Frédéric Il, grand-maître des francs-maçons de Prusse et de Brandebourg,
savait bien de quels loups il parlait.