Viamenta

LYCOS
hébergement
de sites

Accueil

Voyance live
Boutique ésotérique
 
Textes
ésotériques
Divination
et Astrologie
Tarot
Talismans
et Pentacles
Dictionnaire
occulte
Commande
Affiliation
Partenaires
Recherche
assistée
Courriel
Plan du site

DICTIONNAIRE DES SCIENCES OCCULTES

FRÉDÉRIC-BARBEROUSSE

 Nous ne voulons pas juger ici cet empereur. Nous nous bornons à rapporter sa légende ; nous la prenons dans les curieuses recherches que la Quarterly review a publiées sur les traditions populaires.
Dans les siècles de la chevalerie, une immortalité romanesque fut souvent décernée aux hommes supérieurs, par la reconnaissance ou l'admiration populaire. Ceux qui avaient vu leur chef ou leur roi dans sa gloire, après une bataille où sa bravoure le distinguait encore plus que sa couronne, ne pouvaient se faire à l'idée de le voir mourir comme le dernier de ses soldats. Le rêve d'un serviteur fidèle et la fiction d'un poète, d'accord avec la pompe des funérailles, avec l'intérêt d'une famille, avec la crédulité du peuple, tout concourait à prolonger au delà de la tombe l'influence du héros. Peu à peu les honneurs rendus à sa cendre devenaient le culte d'un demi-dieu qui ne pouvait être sujet à la mort. Achille reçut des grecs cette apothéose. De même les bretons attendirent longtemps le réveil d'Arthur assoupi à Avalon ; et, presque de nos jours, les portugais se flattaient de l'espoir que le roi Sébastien reviendrait réclamer son royaume usurpé.
C'est ainsi que les trois fondateurs de la confédération helvétique dorment dans une caverne près du lac de Lucerne. Les bergers les appellent les trois Tell, et disent qu'ils reposent là, revêtus de leur costume antique ; si l'heure du danger de la Suisse sonnait, on les verrait debout, toujours prêts à combattre encore pour reconquérir sa liberté.
Frédéric-Barberousse a obtenu la même illustration. Lorsqu'il mourut dans la Pouille, dernier souverain de la dynastie de Souabe, l'Allemagne se montra si incrédule à sa mort que cinq imposteurs, qui prirent successivement son nom, virent accourir autour de leur bannière tous ceux qui avaient applaudi au règne de Rodolphe de Hapsbourg. Les faux Frédéric furent successivement démasqués et punis ; cependant le peuple s'obstinait à croire que Frédéric vivait et répétait qu'il avait prudemment abdiqué la couronne impériale. C'est un sage, disait-on ; il sait lire dans les astres : il voyage dans les pays lointains avec ses astrologues et ses fidèles compagnons, pour éviter les malheurs qui l'auraient accablé s'il fût resté sur le trône ; quand les temps seront favorables, nous le verrons reparaître plus fort et plus redoutable que jamais.
On citait à l'appui de cette supposition des prophéties obscures, qui annonçaient que Frédéric était destiné à réunir l'Orient à l'Occident ; ces prophéties prétendent que les turcs et les païens seront défaits par lui, dans une bataille sanglante, près de Cologne, et qu'il ira reconquérir la terre sainte. Jusqu'au jour fixé par le destin, le grand empereur s'est retiré dans le château de Kiffhausen, au milieu de la forêt d'Hercynie ; c'est là qu'il vit à peu près de la vie des habitants de la caverne de Montésinos, telle que Cervantès nous l'a décrite. Il dort sur son trône ; sa barbe rousse a poussé à travers la table de marbre sur laquelle s'appuie son bras droit ou, selon une autre version, ses poils touffus ont enveloppé la pierre comme l'acanthe enveloppe un chapiteau de colonne.
On trouve en Danemark une variante de la même fiction, arrangée d'après la localité où il est dit que Holger Dansvre, dont les romans français ont fait Ogier le Danois, est endormi sous les voûtes sépulcrales du château de Cronenbourg. Quelqu'un avait promis à un paysan une forte somme s'il osait descendre dans le caveau et y rendre visite au héros assoupi. Le paysan se laissa tenter ; au bruit de ses pas, Ogier, à demi renversé, lui demanda la main ; le paysan présenta à Ogier une barre de fer. Ogier la saisit et y laissa l'empreinte de ses doigts.
« C'est bien ! ajouta-t-il, croyant avoir pressé le poignet de l'étranger et éprouvé sa force. C'est bien, il y a encore des hommes en Danemark. »
Cela dit, Ogier retomba dans son sommeil.
Frédéric-Barberousse aime la musique et il l'écoute volontiers. Il y a quelques années qu'une troupe de musiciens ambulants crut faire une bonne œuvre en donnant une sérénade au vieil empereur. Se plaçant donc sur son rocher tumulaire, ils se mirent à exécuter un air de chasse, au moment où l'horloge de l'église de Tilleda sonnait minuit.
À la seconde aubade, on vit des lumières autour du rocher, étincelant à travers les feuilles du taillis et illuminant les troncs gigantesques des chênes. Bientôt après, la fille de l'empereur s'avança gracieusement vers les musiciens ; elle leur fit signe de la suivre ; la roche s'ouvrit et les artistes entrèrent dans la caverne en continuant leur concert. On les reçut à merveille dans la chambre impériale, où ils jouèrent jusqu'au matin. Frédéric leur adressa un sourire plein de douceur et sa fille leur offrit à chacun une branche verte. Le cadeau était un peu trop champêtre pour des artistes modernes, qui n'avaient peut-être pas entendu dire que les vainqueurs des jeux olympiques ne recevaient d'autre récompense qu'une couronne de laurier. Mais, tout en trouvant qu'on payait mal la bonne musique chez le défunt monarque, leur respect pour sa sépulcrale majesté les empêcha de refuser. Ils s'en allèrent sans murmurer et quand ils se virent de nouveau en plein air, tous, à l'exception d'un seul, jetèrent dédaigneusement les rameaux qui leur avaient été si gracieusement donnés par la fille de l'empereur. Le musicien qui conserva son rameau ne l'emportait chez lui que comme un souvenir de cette aventure. Mais, lorsqu'il fut près de sa maison, il lui sembla que la branche devenait plus lourde dans sa main : il regarde et voit chaque feuille briller d'un éclat métallique. Chaque feuille était changée en un ducat d'or. Ses compagnons, ayant appris sa bonne fortune, coururent aux rochers où ils avaient jeté leurs rameaux. Hélas ! il était trop tard ; ils ne les trouvèrent plus et s'en revinrent honteux de leur dédain pour la munificence impériale.
L'empereur Frédéric, avec ses branches aux feuilles d'or, n'est, selon quelques-uns, que le démon gardien d'un de ces trésors du Moyen Âge dont la recherche devenait un métier pour certains charlatans de cette époque, prototypes du Dousterswivel de l'illustre romancier d'Écosse. Ces adeptes faisaient surtout des merveilles dans les pays de mines, où ils ont encore des successeurs. Chacun d'eux avait sa manière d'opérer : c'était d'abord le théurgiste qui priait et jeûnait jusqu'à ce que l'inspiration lui vînt. À côté de lui venait le magicien de la nature. Le seul talisman dont il armait sa main était une baguette de coudrier qui lui révélait, par une sorte d'attraction magnétique, tantôt les sources d'eau vive, tantôt les métaux ensevelis sous les couches épaisses de la terre. Illusions ! s'écriait l'élève de Cornélius Agrippa ; toute la science est dans ce livre du grand philosophe : heureux qui sait y lire pour apprendre à charmer le miroir dont la glace miraculeuse vous montre, sous les climats les plus lointains, les personnes que la mer et les déserts séparent de vous. Venez, vous qui osez y fixer les yeux : ce miroir magique a été enterré trois jours sous un gibet où pendait un voleur ; et j'ai ouvert les tombeaux pour présenter son cristal à la face d'un mort, qui s'est agité convulsivement !
Si vous alliez consulter le cabaliste espagnol ou italien, il vous recevait paré de son costume, qui n'existe plus que dans les mascarades de notre carnaval : une ceinture particulière lui ceignait les reins ; vous ne compreniez rien à ses telesmes et à ses pentacles. Il s'aidait aussi des idoles constellées, dont l'anecdote suivante vous révélera la merveilleuse action.
Un cabaliste savait que, s'il pouvait se procurer un certain métal, qui était peut-être le platine, et profiter de l'aspect favorable des planètes pour en faire la figure d'un homme avec des ailes, cette figure lui découvrirait tous les trésors cachés. Après bien des recherches, il est assez heureux pour trouver le talisman et il le confie à un ouvrier qui, peu à peu le convertit en la forme astrale, ne travaillant avec ses outils que les jours que lui indique le maître, qui consultait avec soin pour cela les tables alfonsines. Or, il arriva que l'ouvrier, étant laissé seul avec la statue presque achevée, eut la bonne inspiration de lui donner la dernière main dans un moment où toutes les constellations étaient d'accord pour la douer de ses propriétés magiques. En effet, à peine avait-elle reçu le dernier coup de marteau, que l'image s'échappe de l'enclume et saute sur le plancher de l'atelier. Aucun effort ne put l'en arracher mais l'orfèvre, devinant la nature de l'influence attractive, creusa sous la statue et découvrit un vase rempli d'or qui avait été caché là par quelque ancien propriétaire de la maison. Il est facile de deviner le bonheur de l'artiste :
« Me voici donc maître de tous les trésors de la terre, s'écria-t-il ; mais hâtons-nous avant que le cabaliste ne vienne réclamer sa statue. »
Résolu de s'approprier le talisman, l'orfèvre l'emporte et s'embarque sur un navire qui mettait justement à la voile. Le vent était favorable et en peu de temps on fut en pleine mer. Tout à coup, le navire ayant passé sur un abîme où quelque riche trésor avait été perdu par l'effet d'un naufrage, le talisman obéit à son irrésistible influence et se précipita de lui-même dans les vagues, au grand désappointement de l'orfèvre.
Ce n'est pas la seule légende qui porte avec elle sa moralité. L'avarice humaine nous y est représentée courant après l'or et le demandant à l'enfer comme au ciel : son vœu est-il exaucé, c'est au prix d'une malédiction qui en corrompt la jouissance ; mais plus souvent la destinée la tourmente, comme Tantale, par une continuelle déception.

 Aa-Al  Am-Ar  As-Az  Ba-Be  Bi-Bo  Br-By  Caa-Caz  Ce-Chi  Cho-Cot  Cou-Cy  Da-Dy  Ea-Ez  Fa-Fu  Ga-Go  Gr-Gy  Ha-Hy  Ia-Iw  Ja-Ju  K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
 alchimie  anges  astrologie  démons Aa-En  démons Ep-Je  divination Ac-Cl
 divination Co-Jo  histoires de démons  légendes Al-Ez  légendes Fa-Je  magie Aa-Du
 magie Ec-Ju  morts-revenants  panthéisme  possessions  religion Ab-Bu  religion Ca-Ez
 religion Fa-Ju  sorcellerie Ab-Bu  sorcellerie Ca-Fr  sorcellerie Ga-Ju
Ce site a été sélectionné par Portail2.com Poupees-Dolls, au pays de la poupee Viamenta-Music, MP3 A Paris et ailleurs, photoblog Annuaire et Service Enfin Toi, rencontres conviviales et serieuses

© copyright Viamenta © 2003 – 2006 © tous droits réservés ©
marque déposée à l'INPI sous le n° 06/3409607
déclaration CNIL n° 1153484
hébergement Futie.fr