Viamenta

LYCOS
hébergement
de sites

Accueil

Voyance live
Boutique ésotérique
 
Textes
ésotériques
Divination
et Astrologie
Tarot
Talismans
et Pentacles
Dictionnaire
occulte
Commande
Affiliation
Partenaires
Recherche
assistée
Courriel
Plan du site

DICTIONNAIRE DES SCIENCES OCCULTES

GUINEFORT

 Tout le monde connaît le fabliau intéressant du chien et du serpent. Il est fondé sur une anecdote qui a produit de graves superstitions. Legrand d'Aussy, qui a publié ces détails, les doit au père Étienne Bourbon, dominicain, mort en 1262. Traité des différentes matières de sermons, divisées selon les sept dons du Saint-Esprit, avec les causes, effets, raisons et exemples pour édifier — Scriptores ordinis prædicatorum, tome 1er, page 193.
Le P. Bourbon raconte que, prêchant et confessant dans le diocèse de Lyon, plusieurs femmes vinrent à lui s'accuser d'avoir porté leurs enfants à saint Guinefort. Curieux de connaître quel était ce saint dont le culte devenait un objet de confession, il fit des informations, examina et découvrit que c'était un chien. Voici, selon lui, comment arriva l'événement.
Ce chien appartenait au seigneur de Villar. Un jour que ce gentilhomme était sorti avec sa femme, la nourrice qui allaitait leur fils ayant quitté un instant son nourrisson, un serpent entre dans la chambre pour le dévorer. Le chien l'attaque et le tue. La nourrice, à son retour, croit l'enfant étranglé. À ses cris, le père et la mère accourent ; et celui-ci, sans rien examiner, tue son chien. Mais bientôt, convaincu de son injustice, il ensevelit par reconnaissance l'animal dans un puits, qui était devant la porte du château : il le couvre de pierres ; et, pour éterniser sa mémoire, il fait planter un arbre auprès de ce monument.
Peu de temps après, le château ayant été détruit de fond en comble, le lieu devint désert ;
mais les paysans des environs, instruits de l'aventure et de la mort malheureuse du chien, l'honorèrent comme martyr, sous le nom de saint Guinefort ; et, séduits par le diable, ils vinrent à son tombeau l'invoquer dans leurs infortunes et leurs infirmités.
Les femmes surtout y apportaient leurs enfants quand ils étaient malades. Elles s'y faisaient conduire par une vieille sorcière qui habitait à une lieue de là et qui était habile dans l'art d'évoquer les démons. D'abord la mère et la sorcière offraient à Guinefort du sel ou quelque autre don ; et toutes deux enfonçaient des aiguilles dans les arbres du lieu. Puis, après avoir dépouillé l'enfant et posé ses drapeaux sur les buissons voisins, elles se le jetaient l'une à l'autre en le faisant passer entre deux arbres. Pendant ce temps, elles invoquaient les démons et surtout les faunes de la forêt Rimite, qu'elles conjuraient de prendre cet enfant malade qui leur appartenait et de leur rendre le leur, qui naguère était sain et bien portant. L'enfant, après cet exercice meurtrier, était posé nu au pied d'un arbre, sur la paille de son berceau. Les deux femmes alors allumaient deux cierges, gros comme le pouce, qu'elles posaient à sa tête et à ses pieds, sur une des branches de l'arbre. Puis elles se retiraient, ne s'arrêtant et ne cessant de marcher que quand elles ne pouvaient plus le voir ni entendre ses cris. Lorsque les cierges étaient cousumés, elles se rapprochaient. Mais souvent il arrivait qu'en tombant, les cierges mettaient le feu à la paille et l'enfant alors se trouvait brûlé. J'ai même ouï dire à une mère, continue le bon dominicain, que, tandis qu'elles se retiraient en invoquant les faunes, un loup sorti de la forêt, était accouru et aurait infailliblement dévoré son fils, si elle n'était venue au secours.
Enfin, quand les femmes, à leur retour, retrouvaient l'enfant vivant, elles le portaient à un ruisseau voisin, nommé Chalarone, et là elles le plongeaient dans l'eau neuf fois de suite. Peu d'enfants étaient capables de résister à tant d'épreuves meurtrières et ordinairement ils périssaient à l'endroit même, ou peu d'heures après.
Je me suis rendu sur le lieu
, poursuit le père Bourbon ; j'y ai assemblé le peuple et j'ai prêché contre cette superstition. Par mon ordre, on a détruit le bois, on a exhumé le mort, on a brûlé ses os et le seigneur a rendu une ordonnance qui défendait de venir là pour pareil motif, sous peine d'une confiscation générale de tous les biens.
Il y a un autre récit, assez semblable à ce qu'on vient de lire ; seulement l'aventure a lieu en Auvergne, sous le règne de Louis le Débonnaire ; le chien périt dans le combat avec le serpent. Ce chien s'appelait Ganelon. Son maître, par reconnaissance, lui fait élever un tombeau près d'une fontaine. Deux ou trois siècles ayant aboli la mémoire de l'événement et la fontaine s'étant trouvée médicinale, les guérisons qu'opérèrent ses eaux furent attribuées à la vertu du tombeau et l'on y bâtit, sous l'invocation de saint Ganelon, une sorte de chapelle que longtemps le concours des peuples rendit célèbre. Enfin un évêque, après bien des recherches, découvre dans les archives du château l'anecdote du chien et il abolit la superstition.
Cette derniere histoire se trouve citée dans un ouvrage imprimé en 1713, sur la vénération rendue aux reliques des saints selon l'esprit de l'Église et purgée de toute superstition populaire. En 1714, les Mémoires de Trévoux ayant rendu compte du livre, ils citèrent l'histoire de Ganelon ; et depuis, le P. Feijoo, bénédictin espagnol, l'a rapportée dans son Théâtre critique des erreurs communes.

 Aa-Al  Am-Ar  As-Az  Ba-Be  Bi-Bo  Br-By  Caa-Caz  Ce-Chi  Cho-Cot  Cou-Cy  Da-Dy  Ea-Ez  Fa-Fu  Ga-Go  Gr-Gy  Ha-Hy  Ia-Iw  Ja-Ju  K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
 alchimie  anges  astrologie  démons Aa-En  démons Ep-Je  divination Ac-Cl
 divination Co-Jo  histoires de démons  légendes Al-Ez  légendes Fa-Je  magie Aa-Du
 magie Ec-Ju  morts-revenants  panthéisme  possessions  religion Ab-Bu  religion Ca-Ez
 religion Fa-Ju  sorcellerie Ab-Bu  sorcellerie Ca-Fr  sorcellerie Ga-Ju
Ce site a été sélectionné par Portail2.com Poupees-Dolls, au pays de la poupee Viamenta-Music, MP3 A Paris et ailleurs, photoblog Annuaire et Service Enfin Toi, rencontres conviviales et serieuses

© copyright Viamenta © 2003 – 2006 © tous droits réservés ©
marque déposée à l'INPI sous le n° 06/3409607
déclaration CNIL n° 1153484
hébergement Futie.fr