Les choses étant ainsi, et parce que des quatre humeurs deux sont fécondes
et vivifiantes, le chaud et l'humide — car d'elles toutes choses naissent
et se fortifient — et que deux au contraire sont pernicieuses et mortelles, le froid
et le sec, par lesquelles toutes choses se détruisent et périssent, les Anciens nous ont
obligés de croire qu'il y avait deux planètes bienfaisantes, Jupiter et Vénus
— et outre celles-ci, la Lune — à raison de leur nature tempérée,
parce que la chaleur et l'humidité prédominent en elles ; ils ont estimé Saturne et Mars
malfaisants à cause de la vertu contraire qu'ils ont, l'un de refroidir, et l'autre
de dessécher. Pour le Soleil et pour Mercure, leur nature commune les a conviés
de leur attribuer les deux pouvoirs et à croire que leurs influences dépendaient
des autres planètes avec lesquelles ils étaient associés.