Ces choses étant ainsi déclarées, il faut ensuite traiter de celle qui concerne
les significations particulières. La méthode est la suivante : il y a une raison générale
tirée des quadrants du Zodiaque par laquelle, comme nous avons dit, il faut observer
en chaque climat proposé les nouvelles et pleines lunes qui ont précédé les significations
tropiques et équinoxiales, avec les angles aux moments des nouvelles et pleines lunes,
de même sorte que s'ils étaient pris au temps d'une nativité. Ensuite il faut connaître
les planètes qui dominent aux lieux des nouvelles et pleines lunes et qui dominent
aux angles qui suivent, comme nous avons montré ci-dessus en la doctrine des éclipses.
Ainsi de la propriété des quadrants il faut soigneusement chercher et tirer les choses
universelles ; mais leurs accroissements ou diminutions, et de quelles qualités
et de quelles déterminations doivent être les effets, il le faut apprendre de la nature
des planètes qui président.
L'autre raison appartient au mois ; selon celle-ci il faut considérer de la même manière
les nouvelles et pleines lunes qui arrivent en chaque signe : en observant seulement ceci
que si une nouvelle lune d'aventure a prochainement précédé le point tropique ou équinoxial,
nous devons nous servir de tout ce quadrant des nouvelles lunes, et en cas de pleines lunes
nous devons nous servir des pleines lunes. Il faut encore aussi considérer les angles
et les planètes qui dominent aux une et aux autres lieux et principalement les levers
solaires, applications et défluxions des planètes et leurs conditions, et celle des lieux
auxquels elles se trouvent ; et quels vents excitent ces mêmes planètes ou les degrés
de signes où ils sont ; en outre, vers quel vent tend et incline la Lune par sa latitude
en l'obliquité de l'écliptique. De toutes ces choses, en remarquant les plus fortes,
nous pourrons prévoir et l'état général des mois et les vents.
La troisième raison touchant les diminutions et augmentations regarde une certaine
observation plus subtile, par laquelle il faut remarquer les configurations particulières
du Soleil et de la Lune, non seulement dans les nouvelles et pleines lunes, mais aussi
dans les quartiers, en quel cas il faut considérer, que les changements signifiés
commencent en général trois jours avant que la Lune par son cours égale celui du Soleil
et parfois trois jours après. Et ce, tant à raison de ces mêmes positions, qu'à cause
d'autres, à savoir des aspects trines et sextils, et des configurations des autres planètes
avec la Lune. De fait à partir de leur nature on découvre conséquemment la condition
du changement qui répond à l'affinité que les planètes qui regardent et les signes
du Zodiaque, ont avec l'air qui nous environne et avec les vents.
Mais de ces mêmes constitutions particulières, les accroissements ou diminutions se font,
pour la plupart, lorsque celles d'entre les étoiles fixes qui sont les plus illustres
et qui ont le plus de pouvoir, luisent au soir ou au matin, ou lorsqu'elles se lèvent
ou se couchent avec ce même Soleil. En effet le plus souvent, elles changent l'état
particulier des temps selon la condition de leur nature.
Il faut faire son jugement en même sorte, lorsque les luminaires passent par les angles ;
car selon leur situation, les constitutions des temps augmentent ou diminuent
par chaque heure, de même façon que suivant le mouvement de la Lune sont excités les flux
ou reflux de la mer. De même les centres des luminaires passant par les angles,
les changements des vents arrivent, lesquels viennent d'ordinaire de vers où la Lune
incline pour sa latitude.
Cependant il faut en tout cas tenir pour arrêté que la cause principale et universelle
doit précéder et être estimée la plus puissante, que celle d'où proviennent les accidents
particuliers doit suivre, et qu'aussi l'effet est fortifié et augmenté lorsque les planètes
qui dominent à la constitution universelle se conjoindront par aspect et configuration
aux causes des choses particulières.