Vu que les enfants suivent le mariage, c'est ici le lieu où il convient d'en parler.
Ainsi pour eux il faut consulter et peser les planètes qui sont au Milieu du Ciel,
ou au lieu succédant — qu'on appelle du nom de Bon Génie — ou ceux qui sont
configurés à ceux-là. S'il ne s'en trouve aucun de tels, il faudra considérer
ceux qui possèdent les lieux opposés ou ceux qui les regardent. Or, la Lune, Jupiter
et Vénus sont estimés propres à donner des enfants. Au contraire, le Soleil, Mars
et Saturne les refusent, les détruisent et en diminuent le nombre. Quant à Mercure,
selon que par corps ou par aspect il se mêle à ceux-ci ou ceux-là, ainsi s'y conforme-t-il
par effet et signification ; oriental, il donne lignée, occidental, il l'ôte.
Ces planètes donc qui promettent lignée étant ainsi posées, étant solitaires, donnent
un seul enfant. En signes bicorporels, et féminins, ou bien féconds, tels que le Cancer,
le Scorpion et les Poissons, deux ou plusieurs. Et lorsqu'elles sont masculines à raison
des signes masculins, ou du respect qu'elles ont au Soleil, elles dénotent des mâles.
Et lorsqu'elles sont efféminées, des femelles. Surmontées par les planètes maléfiques,
ou logées en signes stériles, tels que le Lion ou la Vierge, elles donnent bien des enfants,
mais qui ne seront pas bien faits, et auront une vie brève. Mais si le Soleil
et les planètes maléfiques possédant les lieux ci-devant dits, se rencontrent
en signes masculins ou stériles, et sont aidés des heureux et favorables rayons
des bénéfiques, ils promettent bien des enfants, mais qui seront faibles, souffrant
d'une infirmité perpétuelle et dont la vie ne sera pas longue. Et quand les planètes
de l'une et l'autre condition se rencontrent en signes fertiles, elles signifient
la délivrance des enfants promis, ou de tous, ou de plusieurs, ou de peu, selon que
les planètes de cette condition-ci ou de celle-là sont plusieurs en nombre
ou plus puissantes, ou plus orientales, ou logées dans des angles plus dignes,
ou dans les maisons succédantes, ou se trouvent élevées sur les autres. Si donc
les planètes qui ont domination dans les signes fertiles sont orientales, alors
elles donnent des enfants. Si elles sont aussi en leurs propres signes, elles leur ajoutent
une grande estime et une illustre renommée. Mais si elles sont occidentales ou logées
en lieux de condition étrangère, elles promettent des enfants qui seront abjects
et sans renom.
Que si elles s'accordent avec l'Ascendant, et avec la part de Fortune, les enfants seront
aimés de leurs parents, leur sembleront de bonne grâce, dociles et jouiront de l'héritage
qui leur sera laissé. Mais si elles sont en désaccord ou si elles leur sont opposées,
les enfants seront en débat et auront des haines cachées avec leurs parents, leur nuiront
et n'auront point de droit dans leurs héritages. Comme aussi lorsque les planètes
se joignent l'une à l'autre par des rayons d'amitié, elles donnent des enfants paisibles,
liés entre eux d'un amour fraternel et qui par actions et offices mutuels et unis,
gardent et conservent une continuelle bienveillance. Lorsqu'elles discordent,
ou qu'elles se choquent, par des rayons opposés ou ennemis, elles les enflamment de haines
mutuelles, et d'un désir de nourrir des inimitiés, et de se dresser des embûches les uns
aux autres.
Si quelqu'un veut particulariser ces choses, il pourra rechercher et tirer
jusqu'aux moindres, si de quelque planète que ce soit qui promette des enfants,
il en constitue l'Ascendant, et que du reste de la figure il s'en fasse une générale
considération, et ce non d'une autre sorte qu'on en use en la figure d'une naissance.