Viamenta | LYCOS |
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La grammaire elle-même attribue trois personnes au Verbe. La première est celle qui parle, la deuxième celle à qui l'on parle, la troisième celle de qui l'on parle. Le prince infini en créant, parle de lui-même à lui-même. Voilà l'explication du ternaire et l'origine du dogme de la Trinité. Le dogme magique aussi est un en trois et trois en un. Ce qui est au-dessus ressemble ou est égal à ce qui est au-dessous. Ainsi deux choses qui se ressemblent et le Verbe qui exprime leur ressemblance font trois. Le ternaire est le dogme universel. En magie, principe, réalisation, adaptation ; en alchimie, azoth, incorporation, transmutation ; en théologie, Dieu, incarnation, rédemption ; dans l'âme humaine, pensée, amour et action ; dans la famille, père, mère et enfant. Le ternaire est le but et l'expression suprême de l'amour, on ne se cherche à deux que pour devenir trois. Il y a trois mondes intelligibles qui correspondent les uns avec les autres par l'analogie hiérarchique : le monde naturel ou physique, le monde spirituel ou métaphysique, et le monde divin ou religieux. De ce principe résulte la hiérarchie des esprits divisés en trois ordres, et subdivisés dans ces trois ordres toujours par le ternaire. Toutes ces révélations sont des déductions logiques des premières notions mathématiques de l'être et du nombre. L'unité, pour devenir active, doit se multiplier. Un principe indivisible, immobile et infécond, serait l'unité morte et incompréhensible. Les premiers sages qui ont cherché la cause des causes ont vu le bien et le mal dans le monde ; ils ont observé l'ombre et la lumière ; ils ont comparé l'hiver au printemps, la vieillesse à la jeunesse, la vie à la mort, et ils ont dit : « La cause première est bienfaisante et rigoureuse, elle vivifie et elle détruit. » — Il y a donc deux principes contraires, un bon et un mauvais ? se sont écriés les disciples de Manès. — Non, les deux principes de l'équilibre universel ne sont pas contraires, bien qu'ils soient opposés en apparence : car c'est une sagesse unique qui les oppose l'un à l'autre. Le bien est à droite, le mal est à gauche ; mais la bonté suprême est au-dessus des deux, et elle fait servir le mal au triomphe du bien, et le bien à la réparation du mal. Le principe d'harmonie est dans l'unité, et c'est ce qui donne en magie tant de puissance au nombre impair. Toute parole a trois sens, toute action une triple portée, toute forme une triple idée, car l'absolu correspond de monde en monde avec ses formes. Toute détermination de la volonté humaine modifie la nature, intéresse la philosophie, et s'écrit dans le ciel. Il y a donc deux fatalités, l'une résultant de la volonté de l'incréé d'accord avec sa sagesse, l'autre résultant des volontés créées et d'accord avec la nécessité des causes secondes dans leur rapport avec la cause première. Rien n'est donc indifférent dans la vie, et nos déterminations les plus simples en apparence décident souvent d'une série incalculable de biens ou de maux, surtout dans les rapports de notre diaphane avec le grand agent magique. |
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les textes de la kabbale rituel de la haute magie table d'Émeraude origines de l'alchimie l'alchimie et les alchimistes théories et symboles des alchimistes cinq traités d'alchimie dogme de la haute magie : avertissement introduction 1 le récipiendaire 2 les colonnes du temple 4 le tétragramme 5 le pentagramme 6 l'équilibre magique 7 l'épée flamboyante 8 la réalisation 9 l'initiation 10 la kabbale 11 la chaîne magique 12 le grand oeuvre 13 la nécromancie 14 les transmutations 15 la magie noire 16 les envoûtements 17 l'astrologie 18 les philtres et les sorts 19 la pierre des philosophes Élagabale 20 la médecine universelle 21 la divination 22 résumé et clef générale des quatre sciences occultes |
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